Le répertoire
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Chansons et comptines 4 morceaux
- Il pleut, il pleut, bergère
Louis-Victor Simon (1764-1820) ; paroles de Fabre d’Églantine (1750-1794)
Une chanson de 1780, chantée pendant la Révolution française et encore aujourd’hui. En Do, à 2 temps (6/8), avec Do, Sol, Sol 7 et le Fa du cours 20. La mélodie descend jusqu’au Sol de la corde 6.
- Auprès de ma blonde
Traditionnel (France, début du XVIIIe siècle)
Une marche de soldats du temps de Louis XIV, devenue une chanson que tout le monde reprend en chœur. Couplet et refrain, en Sol, à 2 temps : un bon morceau d’audition, avec Sol, Do, La mineur, Mi mineur, Ré et Ré 7.
- Plaisir d’amour (le refrain)
Jean-Paul-Égide Martini (1741-1816), paroles de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)
La romance française la plus célèbre, écrite en 1784 : « Plaisir d’amour ne dure qu’un moment… ». Dans la deuxième phrase, la basse descend d’un demi-ton à chaque mesure : Fa#, Fa, Mi.
- Le temps des cerises
Antoine Renard (1825-1872), paroles de Jean-Baptiste Clément (1836-1903)
La chanson d’amour écrite en 1866, devenue l’une des plus aimées de France. Un modèle pour écrire ta chanson : des phrases de même longueur, une syllabe par note, et une mélodie qui monte vers le mot important.
Fêtes et saisons 2 morceaux
- Ce n’est qu’un au revoir
Air traditionnel écossais ; paroles de Jacques Sevin (1882-1951)
L’air écossais « Auld Lang Syne », qu’on chante en se tenant par la main pour se dire au revoir. Le morceau de la fin d’année : Sol, Ré 7, Do et Mi mineur, 4 coups vers le bas par mesure, tout le monde ensemble, élèves et familles.
- Douce nuit (Stille Nacht)
Franz Xaver Gruber (1787-1863), paroles de Joseph Mohr (1792-1848)
Le chant de Noël le plus chanté au monde, créé le soir de Noël 1818 dans un village d’Autriche. Gruber l’a d’abord écrit pour deux voix et… une guitare. Une valse lente à 6/8, sur trois accords : Ré, La 7 et Sol.
Musiques de Turquie 2 morceaux
- Üsküdar’a Gider İken (Kâtibim)
Traditionnel (Turquie, Istanbul)
La türkü d’Istanbul que tout le monde fredonne, de la Turquie aux Balkans. Le premier vers se joue en première position, sur les cordes 1, 2 et 3 : toutes les notes du cours 11. La fin de la ligne est la réponse du saz, sans paroles.
- Yemenimde Hâre Var
Traditionnel (Turquie, Istanbul)
Une türkü d’Istanbul que chantent aussi les Grecs (« To tsembéri ») : le foulard brodé et le cœur blessé. En mode mahur, sans quart de ton : elle se joue telle quelle à la guitare, en Ré. Ses notes longues se glissent et se font vibrer, comme au cours 22.
Airs du monde 9 morceaux
- Korobeïniki
Chanson populaire russe, poème de Nikolaï Nekrassov (1821-1878)
Une chanson populaire russe du XIXe siècle sur les marchands ambulants ; tu l’as peut-être entendue dans un célèbre jeu vidéo de briques qui tombent. Elle est en La mineur, comme la pentatonique du cours 14, et se joue en première position.
- Bella ciao
Chant populaire italien (anonyme, vers 1944)
Le chant des résistants italiens de 1944, repris partout dans le monde. En La mineur, il fait jouer les accords du cours 16 : La mineur, La 7, Ré mineur et Mi 7. Rythme : le rythme folk, bien marqué.
- Greensleeves
Traditionnel (Angleterre, XVIe siècle)
Un air anglais de plus de 400 ans, dont on ne connaît pas l’auteur. En La mineur, en première position, avec un glissé et des notes longues qui vibrent. Pour l’accompagner : 3 coups vers le bas par mesure, sur La mineur, Do, Sol, Mi mineur et Mi.
- Arirang
Chant populaire coréen (traditionnel)
Le chant le plus connu de Corée, au Sud comme au Nord, inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Il n’utilise que cinq notes : Do, Ré, Mi, Sol, La, les mêmes que la pentatonique de La mineur. Même gamme, autre couleur.
- Mo Li Hua (la fleur de jasmin)
Chant populaire chinois (région du Jiangnan, XVIIIe siècle)
La chanson chinoise la plus connue au monde, publiée en Europe dès 1804 et reprise par Puccini dans l’opéra « Turandot ». Comme Arirang, elle n’a que cinq notes (Do, Ré, Mi, Sol, La) : ta pentatonique de La mineur, mais qui chante en majeur.
- Scarborough Fair
Ballade traditionnelle anglaise
Une ballade anglaise très ancienne, « la foire de Scarborough » : persil, sauge, romarin et thym. Son air, en mode dorien, a le parfum d’un La mineur avec un Fa#, et il se promène sur tout le manche.
- Londonderry Air (l’air de « Danny Boy »)
Air traditionnel irlandais (publié en 1855)
Un air irlandais très ancien, publié en 1855 par George Petrie ; en 1913, il devient « Danny Boy », une des chansons les plus reprises au monde. La mélodie monte doucement jusqu’à un sommet, le Si aigu : idéal pour un accompagnement pop avec des accords colorés.
- Santa Lucia
Teodoro Cottrau (1827-1879), chanson napolitaine (1849)
La barcarolle de Naples que chantaient les gondoliers et les ténors, publiée en 1849. En Do, elle utilise presque toute la famille de la tonalité (Do, Ré mineur, Fa, Sol 7) : idéale pour apprendre à la changer de tonalité.
- The Skye Boat Song
Air écossais de William Ross (vers 1782), paroles de Sir Harold Boulton (1859-1935)
Une chanson écossaise qui berce comme une barque : on y raconte la fuite du prince Charles-Édouard vers l’île de Skye, en 1746. Le refrain est en Sol majeur, le couplet en Mi mineur : deux tonalités voisines, idéal pour apprendre à transposer.
Blues, gospel et folk 6 morceaux
- Amazing Grace
Air traditionnel américain ; paroles de John Newton (1725-1807)
Un chant américain du XIXe siècle, l’un des plus chantés au monde. En Do, avec les trois accords du cours 20 : Do, Fa et Sol. 3 temps par mesure : 3 coups vers le bas, ou basse puis deux coups (« boum, tchi, tchi »).
- Red River Valley
Chanson traditionnelle (Canada et États-Unis, vers 1870)
Une chanson de cow-boys et de pionniers, née au Canada vers 1870. Lente et régulière, avec Sol, Do et Ré 7 : parfaite pour ton premier fingerpicking, le pouce qui alterne sur les basses pendant que les doigts jouent l’accord.
- Oh ! Susanna
Stephen Foster (1826-1864), États-Unis, 1848
La chanson du banjo et de l’Alabama, écrite en 1848 : on l’a chantée sur les routes de la ruée vers l’or, et les enfants la chantent encore. En Do, son refrain commence sur Fa : c’est le premier morceau où ton Fa barré sert vraiment.
- House of the Rising Sun (arpèges)
Chanson traditionnelle américaine
Une vieille chanson populaire américaine, relevée en 1937 : l’histoire d’une maison de La Nouvelle-Orléans. Ses arpèges La mineur, Do, Ré, Fa sont parmi les plus joués au monde, et Fa se joue en barré au milieu des accords ouverts.
- Boogie-woogie en La (blues de 12 mesures)
Formule traditionnelle du boogie-woogie (États-Unis, années 1920-1930)
La ligne de basse qui « marche » sous tous les blues et les premiers rock : La, Do#, Mi, Fa#, Sol, puis on redescend. Douze mesures, trois accords (La 7, Ré 7, Mi 7), et le balancement du shuffle : long-court, long-court.
- Aura Lee (l’air de « Love Me Tender »)
George R. Poulton (1828-1867), paroles de W. W. Fosdick (1825-1862), 1861
Une chanson américaine de 1861 dont l’air, bien plus tard, est devenu « Love Me Tender ». Sa grille simple (Sol, La 7, Ré 7, Si 7, Mi mineur, Do) est parfaite pour essayer des couleurs : Sol 7M, Do add9, Ré sus4.
Musique classique 9 morceaux
- Dans l’antre du roi de la montagne
Edvard Grieg (1843-1907)
La musique de Grieg pour « Peer Gynt » (1875) : des trolls avancent dans leur caverne, de plus en plus vite. Sur les cordes graves, c’est un vrai riff, avec des notes courtes et des notes longues. Joue-le lentement, puis à la reprise plus vite et plus fort, comme Grieg.
- Habanera de Carmen (la première phrase)
Georges Bizet (1838-1875)
« L’amour est un oiseau rebelle » : l’air le plus connu de l’opéra Carmen (1875). La mélodie descend note à note, case par case, pendant que l’accompagnement reste sur Ré mineur, l’accord du cours 16. Le rythme de la habanera : « boum… ba-da ».
- Marche turque
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Mozart imite ici la musique des janissaires, l’orchestre militaire ottoman (mehter) qui fascinait Vienne en 1783. Le petit tour Si-La-Sol#-La revient partout : sur une même corde, il se joue en liés, un coup de médiator et la main gauche fait le reste.
- Canon de Pachelbel
Johann Pachelbel (1653-1706)
Le célèbre canon des mariages, écrit vers 1690 : huit accords qui tournent en boucle, et une mélodie qui se déplie au-dessus. Sa grille contient Si mineur et Fa# mineur, tes deux barrés en case 2.
- Menuet en sol
Christian Petzold (1677-1733), longtemps attribué à Jean-Sébastien Bach
Le menuet le plus joué du monde, longtemps attribué à Bach : une danse à 3 temps de 1725. Toutes ses notes sont dans la gamme de Sol majeur, avec son Fa#.
- La Lettre à Élise
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Le thème que tout le monde reconnaît dès les deux premières notes, écrit par Beethoven vers 1810. À la guitare, il tient en première position : Mi à vide et Ré# en case 4 de la corde 2, puis des arpèges de La mineur et de Mi majeur.
- Gymnopédie n° 1 (le début)
Erik Satie (1866-1925)
La pièce la plus connue d’Erik Satie, écrite en 1888 : « lent et douloureux ». Deux accords qui se balancent, Sol 7M et Ré 7M, puis une mélodie qui flotte au-dessus. C’est la couleur des accords 7M, bien avant la bossa-nova.
- La Folia (Air des folies d’Espagne, variation 1)
Grille traditionnelle (Espagne, Portugal, XVIIe siècle), variation de Paul Antoine Vidal (1863-1931)
La Folia est la plus célèbre grille d’accords de l’histoire : plus de cent cinquante compositeurs ont écrit des variations dessus, de Corelli à Rachmaninov. Ré mineur, La, Ré mineur, Do, Fa, Do, Ré mineur, La : ici en arpèges, dans la version pour guitare de Vidal.
- Berceuse de Brahms (Wiegenlied)
Johannes Brahms (1833-1897), paroles populaires allemandes (Des Knaben Wunderhorn)
La berceuse que tous les parents connaissent, publiée par Brahms en 1868 pour la naissance du fils d’une amie. En Do, sur trois accords (Do, Fa, Sol 7) : parfaite pour un accompagnement aux doigts, avec une basse qui change sous la mélodie.
Pièces pour guitare 8 morceaux
- Leçon op. 60 n° 3 (la mélodie dans les graves)
Fernando Sor (1778-1839)
Une leçon de Fernando Sor écrite sur une seule ligne, presque entièrement sur les cordes graves : Do, Si, Sol, La, Ré. Idéale pour lire et trouver vite les notes des cordes 6, 5 et 4, en jouant une vraie pièce.
- Petite pièce op. 50 n° 3 (un thème et trois variations)
Mauro Giuliani (1781-1829)
Huit mesures de thème en Do, puis trois variations : la même mélodie en croches, en triolets, puis en doubles croches. Un modèle parfait pour comprendre comment on varie une idée sans la perdre.
- Leçon en do (op. 60 n° 1)
Fernando Sor (1778-1839)
La première leçon de Fernando Sor, le grand guitariste espagnol du XIXe siècle : une mélodie en Do et ses basses, tout en première position. Le pouce joue les notes graves, les doigts la mélodie.
- Petite pièce op. 50 n° 1
Mauro Giuliani (1781-1829)
Une des petites pièces faciles de Mauro Giuliani, grand guitariste italien de l’époque de Beethoven. D’abord une mélodie à deux voix (en tierces et en sixtes), puis la même mélodie avec un accompagnement en arpèges joué par le pouce et les doigts.
- Saltarello
Vincenzo Galilei (vers 1520-1591)
Une danse sautillante de la Renaissance italienne, écrite pour le luth par Vincenzo Galilei, le père de l’astronome Galilée. La mélodie danse au-dessus d’une basse qui tourne sans cesse : Ré, La, Ré, comme une cornemuse.
- Leçon op. 60 n° 5 (La mineur, puis La majeur)
Fernando Sor (1778-1839)
Une leçon de Sor à 6/8 : la basse sur une corde à vide, puis la mélodie en arpège au-dessus. D’abord en La mineur, puis la même idée en La majeur : on entend comment une seule note (Do ou Do#) change toute la couleur de l’accord.
- Romance anonyme (« Jeux interdits »)
Anonyme (Espagne, XIXe siècle)
La « Romance » que le film « Jeux interdits » (1952) a rendue célèbre : ici le début et la fin de la partie en Mi mineur, avec les vrais arpèges. Chaque temps, trois notes : la mélodie sur la corde 1, puis les cordes 2 et 3 à vide.
- Pavane (El Maestro, 1536)
Luis Milán (vers 1500 - après 1561)
Une des toutes premières pièces écrites pour un instrument à cordes pincées de la famille de la guitare : la vihuela, en Espagne, en 1536. Une danse lente et noble, en Ré majeur, faite d’accords qui avancent doucement : la guitare de la Renaissance.