Le répertoire
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Chansons et comptines 1 morceau
- À la claire fontaine
Traditionnel (France et Québec)
Une des plus anciennes chansons françaises, chantée depuis des siècles en France et au Québec. Elle tient dans les cinq notes de la position de Do ; ses deux doubles croches (« Il y a longtemps ») sont un joli défi après les croches.
Fêtes et saisons 1 morceau
- Mon beau sapin
Traditionnel (Allemagne)
Le chant de Noël allemand « O Tannenbaum », chanté en France sous le titre « Mon beau sapin » : un air populaire ancien, à trois temps. Il fait travailler la croche pointée du début (« Mon beau sa- »), à jouer avec le prof pour Noël.
Musiques de Turquie 3 morceaux
- Yemenimde Hâre Var
Türkü anonyme (Istanbul)
Une türkü d’Istanbul très populaire : « Il y a un motif moiré sur mon foulard, une blessure dans mon cœur ». Elle est en mode Mahur, proche de sol majeur : le Fa dièse de l’armure, mais aussi des Fa naturels quand la mélodie redescend. Son rythme pointé la fait danser.
- Üsküdar’a Gider İken (Kâtibim)
Traditionnel (Turquie, Istanbul)
« Kâtibim », la türkü d’Istanbul la plus connue au monde : en allant à Üsküdar, la pluie a surpris le secrétaire et sa longue redingote. Elle commence par une noire pointée et sa croche, a deux bémols à la clé et finit sur Sol ; la main gauche tient la quinte Sol-Ré, comme le bourdon du saz.
- Entarisi Ala Benziyor
Türkü anonyme (Istanbul)
Une türkü d’Istanbul que tout le monde connaît en Turquie : « Sa robe ressemble à une robe rouge… ». Elle est en mode Hicaz (avec Si bémol et Do dièse, qui se jouent au piano sans quart de ton) et à neuf temps boiteux, 2 + 2 + 2 + 3, comme on la danse.
Airs du monde 3 morceaux
- Amazing Grace
Traditionnel (États-Unis), paroles de John Newton (1725-1807)
Un chant né aux États-Unis au XIXe siècle, sur un texte écrit par l’Anglais John Newton en 1779 ; c’est l’un des airs les plus chantés au monde, souvent joué à la cornemuse. Trois accords, Do, Fa et Sol, suffisent pour l’accompagner pendant que quelqu’un chante.
- Korobeïniki
Traditionnel (Russie), poème de Nikolaï Nekrassov (1821-1878)
Une chanson populaire russe sur un poème de Nikolaï Nekrassov (1861) : l’histoire de colporteurs qui vont de village en village. Le monde entier la connaît depuis qu’un célèbre jeu vidéo de briques qui tombent l’a reprise ; elle fait travailler la noire pointée et les changements de position.
- Arirang
Traditionnel (Corée)
Le chant le plus célèbre de Corée, chanté au Nord comme au Sud : on y parle du col d’Arirang que l’on franchit pour partir. Une mélodie de cinq notes seulement (Do, Ré, Mi, Sol, La), qui se berce en trois grands temps : la mesure à 9/8.
Musique classique 16 morceaux
- Ode à la joie
Ludwig van Beethoven
Le thème de la 9e symphonie de Beethoven (1824), devenu l’hymne de l’Europe : tout le monde le reconnaît dès la deuxième mesure. Il avance presque toujours par pas, parfait pour apprendre à lire, puis à jouer mains ensemble avec des nuances.
- Dans l’antre du roi de la montagne (thème)
Edvard Grieg (1843-1907)
Tirée de la musique de « Peer Gynt », écrite en 1875 par le Norvégien Edvard Grieg : des trolls avancent dans leur caverne, de plus en plus vite et de plus en plus fort. Son thème fait jouer un dièse, un bémol et un bécarre dans la même mesure.
- La Marche turque
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Le « Rondo alla turca » qui termine la Sonate en la majeur K. 331 de Mozart (1783) : Mozart y imite les fanfares des janissaires ottomans, très à la mode à Vienne. Ici les huit premières mesures, avec leurs doubles croches qui tournent autour de la note (Si – La – Sol dièse – La) et la main gauche qui bat la marche.
- Sonate facile (le début)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Mozart l’appelait lui-même « petite sonate pour débutants » (K. 545, 1788) : c’est la « Sonate facile » que tous les pianistes apprennent. Après un thème chantant sur une main gauche en « basse d’Alberti », la main droite dévale des gammes : exactement ce qu’on travaille au cours 22.
- Mélodie (Album pour la jeunesse)
Robert Schumann (1810-1856)
La toute première pièce de l’« Album pour la jeunesse », que Robert Schumann a écrit en 1848 pour ses filles. La main droite chante, la main gauche l’accompagne en croches régulières : un vrai morceau à deux mains, en do majeur, avec des phrases qui montent et descendent comme une gamme.
- Menuet en sol mineur
Christian Petzold (1677-1733)
Le frère du « Menuet en sol » : il vient du même petit cahier d’Anna Magdalena Bach (1725) et on l’a longtemps cru de Bach. En sol mineur, avec deux bémols à l’armure et un Fa dièse qui revient souvent ; la main gauche, simple, joue surtout des notes longues.
- Un autre menuet en sol (BWV Anh. 116)
Petit livre d’Anna Magdalena Bach (anonyme)
Un autre menuet du petit cahier d’Anna Magdalena Bach (1725), lui aussi en sol majeur : il commence par un arpège qui monte, Sol – Si – Ré – Sol. Sa deuxième partie passe en mi mineur, avec un Ré dièse, avant de revenir au thème du début.
- Une petite musique de nuit (le début)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Le début de la sérénade « Eine kleine Nachtmusik » (1787), l’une des musiques les plus connues de Mozart : tout l’orchestre joue la même fusée qui monte l’accord de Sol. Les deux mains jouent la même chose à une octave d’écart ; le Fa dièse de l’armure arrive à la 4e mesure.
- Le Printemps (le thème)
Antonio Vivaldi (1678-1741)
Le thème qui ouvre « Le Printemps », premier des quatre concertos des « Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi (1725) : trois notes répétées, une petite descente, et une note longue qui chante comme un oiseau. La noire pointée suivie de deux doubles croches est le rythme à travailler.
- Canon de Pachelbel (thème)
Johann Pachelbel (1653-1706)
Écrit vers 1680 par l’Allemand Johann Pachelbel, ce canon est joué dans les fêtes et les mariages du monde entier. La main gauche répète toujours les mêmes huit notes de basse pendant que la main droite descend la gamme : parfait pour changer de pédale à chaque note de basse.
- Gymnopédie n° 1 (début)
Erik Satie (1866-1925)
Une pièce lente et rêveuse écrite en 1888 par le Français Erik Satie, que l’on entend dans de nombreux films. La main gauche balance entre deux accords, la main droite chante une longue phrase, la pédale relie tout : un morceau pour apprendre à jouer très doucement.
- Musette en ré
Petit livre d’Anna Magdalena Bach (anonyme)
Une musette, c’est une danse qui imite la cornemuse : la main gauche joue un bourdon en octaves pendant que la main droite danse. Ce petit morceau du cahier d’Anna Magdalena Bach (vers 1725) fait voyager la main droite sur deux octaves, parfait pour apprendre à changer de position.
- La Truite
Franz Schubert (1797-1828)
Le lied « Die Forelle » (1817) de Franz Schubert, sur un poème de Christian Schubart : une truite joyeuse file dans un ruisseau clair. Schubert aimait tant cet air qu’il en a fait les variations de son célèbre « Quintette La Truite ». Une mélodie qui sautille, en do majeur, avec un seul Fa dièse.
- Le Beau Danube bleu (thème)
Johann Strauss fils (1825-1899)
La valse la plus célèbre de Vienne, écrite par Johann Strauss fils en 1867 et jouée chaque 1er janvier au concert du Nouvel An. Ici le grand thème, en do majeur : la main gauche fait « boum-tchac-tchac », la main droite monte l’accord de Do puis répond avec deux petits accords.
- Menuet en do mineur (BWV Anh. 121)
Petit livre d’Anna Magdalena Bach (anonyme)
Un menuet sombre et élégant du petit cahier d’Anna Magdalena Bach (1725), en do mineur avec trois bémols à l’armure. La deuxième partie fait monter les deux mains demi-ton par demi-ton, comme un escalier : un bon exercice pour les bécarres.
- Vieille chanson française
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
Tchaïkovski a écrit son « Album pour enfants » en 1878 ; cette « Vieille chanson française » y reprend un air ancien entendu en France. Une mélodie tendre en sol mineur, chantée par la main droite, pendant que la main gauche répond avec des notes liées d’une mesure à l’autre.